… Bienvenue !

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Cet espace est proposé par le Centre Multimédia Berg et Coiron (Ardèche Méridionale) à tous ceux qui veulent mettre en commun leurs souvenirs autour de nos villages. Un album collectif en quelque sorte, à partager et à faire vivre en famille, entre amis, voisins
Vous y trouverez des documents, des anecdotes qui racontent la grande Histoire par petites touches, à travers le regard des habitants et visiteurs.

N’hésitez pas à demander de l’aide pour participer à partir de vos trouvailles (cartes postales, photos, factures et tout autre document qui vous semble précieux…)

Nous voulons cet «outil» le plus ouvert possible, afin qu’il laisse une trace vivante de ce que nous sommes ou avons été et qu’il nous accompagne pour inventer l’avenir !
Cet «album de vie» évolutif sera associé à d’autres formes de partage (expos, projections, boites à anecdotes…) pour recueillir les témoignages ainsi qu’à toute initiative (existante ou à inventer) allant dans le sens de la construction d’une mémoire locale.

Nous travaillons encore à l’amélioration du fonctionnement du site, merci de votre indulgence. Toutes les idées sont les bienvenues, n’hésitez pas à nous contacter.

Bonne visite !

Suivez ces liens pour en savoir plus sur le projet ou contribuer.

Centre multimédia Berg et Coiron,
Tél. : 04 75 88 11 27

NOUVEAU DEFI !

 

Savez- vous dans quel village ce café et cette épicerie se trouvaient ? Faites travailler vos méninges !! Peut être que cela rappellera des souvenirs  à l’un d’entre vous?

N’hésitez pas a laisser des commentaires.

A vous de jouer et que le meilleur gagne !


 

 

Les deux beaux-frères

Emile Froment est né en 1884 à Etoile dans la Drôme, où son père travaillait au PLM (La Compagnie des chemins de fer Paris, Lyon, Marseille), au dépôt de Porte-lès-Valence, mais ses racines se trouvent en Ardèche. Son père venait, je crois, de Saint-Jean-le-Centenier, et sa mère, Emilie Sabatier, habitait Mirabel. Il avait une sœur nommée Eugénie. Devenue veuve, la mère a dû se placer dans une maison bourgeoise de Villeneuve pour élever ses deux enfants : la maison… spécialisée dans le traitement et le commerce des peaux. Cette maison jouxte la « Porte de l’Hôpital », côté sud. Elle a une façade sur le « Barri » et une autre sur la rue qui mène à cette porte (dans le prolongement de la Grand rue). A l’âge adulte, Emile s’est lancé dans le commerce.

Magasin E. Froment

Sur la première photo, on le voit devant sa boutique, en compagnie de sa sœur, Eugénie. Cette photo doit dater des années vingt. Par la suite, Emile Froment a transformé sa boutique en bar : le « Café du Commerce », toujours en activité à la même place, à l’angle de ce qu’on appelait la « Route nationale » et « l’Esplanade » ou « Place des Bœufs ». Les jours de foire, paysans et maquignons s’y retrouvaient pour sceller la « pache », le geste qui concluait une  vente.

Eugénie Froment épousa François Moulin.

François Moulin est né à Saigon, la même année que son futur beau-frère, en 1884. Sa mère était vietnamienne ; son père était de Villeneuve, issu d’une famille qui exerçait le métier de tailleur d’habits au Chareyron de Basse-rue à l’époque de la Révolution française. Il s’était engagé dans l’infanterie de marine à Toulon et avait été embarqué pour l’Indochine où il fit toute sa carrière dans la « Garde indigène », équivalent de la gendarmerie. Son fils François fut confié pour son éducation à sa grand-mère paternelle, née Maigron, demeurant à Villeneuve. Vers l’âge de 14 ans, il repartit avec son père en Indochine où il fit carrière dans les Ponts et Chaussées. A l’occasion de son mariage il acheta la partie orientale de l’hôtel Malmazet, à l’un des descendants de la famille Malmazet de Saint-Andéol.

Rentré des colonies en 1933, il avait ouvert un cabinet de géomètre-architecte, et à ce titre il fut chargé des réfections extérieures de l’église de Villeneuve.

 

Travaux au clocherSur la deuxième photo, on le devine perché sur l’échafaudage en haut de la flèche du clocher. Le choix de son revêtement (en tôle), souvent critiqué, n’est pas un choix personnel, mais il a été dicté à la municipalité par des motifs économiques.

Plus tard, après la seconde guerre mondiale, on retrouve les deux beaux-frères, l’un, Emile Froment, Maire de Villeneuve  et conseiller général du canton, l’autre, François Moulin, directeur de l’hôpital, où il fut le prédécesseur de Claude Déjean. Il fut aussi le fondateur et le premier président de l’APEL de l’Ardèche (association des parents de l’école libre/privée).

Famille Moulin :
François Moulin, né le 5 février 1884 à Saigon ;
Décédé le 12 août 1959 à Villeneuve-de-Berg.
12 avril 1921, mariage avec :
Eugénie Froment, née le 17 mai 1889 à Fiancey, Drôme ;
Décédée le 14 février 1965.

Trois enfants :
André, commissaire de police à Paris, aujourd’hui décédé.
Marie-Thérèse, épouse Jean Balayn (maître-verrier à Loriol, Drôme), fondatrice et actuelle présidente de l’association pour la protection du patrimoine de Villeneuve de Berg.
Jean, auteur de Habitat et communications dans le Pays de Berg, Valence 2000 (reprise de son diplôme à l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales), centre d’histoire et d’archéologie du moyen âge.

Malmazet 1939

Troisième photo :

François Moulin devant l’hôtel Malmazet de Saint Andéol, en 1939, pour les fêtes du 4e centenaire d’Olivier de Serres.

La partie Ouest de cet hôtel particulier était à l’époque occupée par la famille et l’étude de Me Marc Mirabel. La partie Est, fut acquise par François Moulin, en vue de son mariage avec Eugénie Froment (12 avril 1921).

Extrait de l’acte de vente :

Le 2 février 1921, « pardevant Me Fargier, notaire à Saint Jean le Centenier, gérant de l’étude de feu Me Jean Mirabel, notaire à Villeneuve de Berg », François Moulin « commis principal des Travaux publics, demeurent à Vientiane, Laos, en congé à Villeneuve de Berg » achète à M. le Comte Jacques Hilaire Ernest de Malmazet de Saint Andéol, « inspecteur commercial demeurant à Paris, 24 rue Guillaume Tell, 17e arrondt » une maison d’habitation sise à Villeneuve de Berg.

Jean André Gustave, fils de Jacques Hilaire Malmazet de Saint Andéol (né en 1756), fut le père de :

1)      Gracieuse Sybille Zoé, épouse Léonce de Watré, héritiare de la partie Ouest de l’hôtel.

Les de Watré avaient pour résidence rurale le « château » du Pradel, et pour résidence urbaine la partie ouest de l’hôtel de la Grand Rue, héritée de la branche aînée des Malmazet, la partie est étant dévolue à la branche cadette.

2)  Charles Victor, 1804-1851, père de Charles Nicolas Anatole et grand père de Jacques Hilaire Ernest, héritier de la partie Est de l’hôtel, acquis par François Moulin.

source de l’Ibie

Le lundi 15 octobre, un petit groupe de 9 personnes est allé à la recherche de la ou des sources de l’Ibie. Albert CROZE, nous a mené au point connu de lui, de la source, dont voici quelques photos :

Il nous manque la baguette d’apprenti sourcier !

avis de recherche! où est la source?

L’endroit est repérable par quelques peupliers. Un fossé, des traces d’humidité confirment cette hypothèse. Après discussion du groupe, il s’avère que quelques centaines de mètres plus haut, d’autres peupliers poussent. Un regard attentif sur la carte IGN, nous laisse à penser, qu’il y a plusieurs filons pour alimenter l’Ibie.

Prise de vue par le centre de loisirs de Villeneuve

Le 19 avril dernier, nous avons fait une sortie « prise de vues » avant/après avec un petit groupe du centre de loisirs de Villeneuve de Berg…
Miloud, Rémy, Guillaume, Victor, Clarisse, Manu et Guillaume (du centre multimédia)  étaient à la manœuvre pour reproduire le plus fidèlement possible les vues des années 1910-1930 (environ), sélectionnées dans la collection de cartes de F. Douce.
Guillaume (le plus jeune !) était derrière la caméra pour couvrir la séance (une vidéo viendra bientôt !), du coup on le voit peu sur les images… car c’est lui qui les a prises !

Un tirage sur papier de chaque vue nous a servi de référence…

Rémy et Clarisse ajustent l’angle de vue, les appareils sortent des étuis…

Pas facile de trouver le bon cadrage… on mitraille !

Avec un pied, c’est plus facile !

Au centimètre près…

Victor ajuste son cadre…

Miloud, Rémy, Manu, Clarisse, Victor et Guillaume… quelques secondes pour faire la photo sans se faire écraser !

Miloud et Clarisse font le point…

Rémy supervise…

Changement d’angle…

On fait appel à une « perche humaine » d’1m90 !